C’est le président qu’on doit kidnapper, pas le peuple!
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C’est le président qu’on doit kidnapper, pas le peuple!

Depuis plusieurs semaines, des cas de Kidnapping se répètent sur le territoire national, particulièrement dans la capitale. Nul n’est épargné par ce fléau. Les dirigeants qui devraient garantir la sécurité de la population ne pipent mot. Et comme pour faire croire que tout va bien, ou manifester leur indifférence totale, ils mettent le cap sur le carnaval.

Même après 2004, on a jamais vécu de tels moments en Haïti, réagisent certaines gens. Des bandits, il y en avait certes, mais le taux de criminalité n’a pas été aussi élevé. Peut-être que les kidnappeurs avaient-ils réfléchi différemment ou ont-ils été monnayés. Ces jours-ci, la situation est devenue plus qu’alarmante. Le hic, l’insécurité prend une autre forme qui inquiète toute la population : le kidnapping. Et ce n’est plus Martissant que les habitants évitent, mais tout le pays.

Port-au-Prince est « santi di »

À Port-au-Prince, personne ne peut parler de liberté. Par peur d’être tués, nombreux préfèrent rester à la maison à longueur de journée. Ceux qui prennent le risque de vaquer à leurs activités le font avec la peur dans le ventre. Une fois qu’ils laissent chez eux, leurs proches se mettent à prier ou à « jete dlo », puisqu’ils n’ont aucune assurance qu’ils y rentreront.

Non loin du palais national, les assaillants kidnappent, rançonnent, tuent… en toute impunité et toute quiétude. Oui, à quelques mètres du bureau du président de la république, ce sont les bandits qui contrôlent tout. Et en face du parlement, chaque chef de gang réclame une portion de la pitance de la part des « madan sara » qui, dans des conditions inhumaines, font leur pénitence.

Au vu et au su de tout le monde, le peuple est livré à lui-même. Ce même peuple qui s’est sacrifié pour placer des dirigeants (sans pudeur) à la tête du Pays, où il vit. Et comme résultat, un président, des députés, sénateurs, maires…qui institutionnalisent la corruption, gangstérisent les quartiers populaires, rien qu’à leur profit. Personne ne dit rien. Aucune mesure pour contrecarrer ces malfrats sans foi ni loi qui terrorisent la nation.

Hormis le président et les hommes politiques, tout le monde est susceptible d’être kidnappé. En réalité, cela ne concerne aucun dirigeant du fait qu’ils jouissent tous les privilègent. Leurs enfants, leurs femmes, leurs biens…ils n’ont aucun intérêt dans le pays.

Que les kidnappeurs poursuivent leur boulot. Qu’ils s’orientent vers ceux qui ont fait du mal au pays, ne faisant rien pour améliorer les conditions de vie des habitants de l’Ile. Que les assaillants se dirigent vers ceux qui s’enrichissent au détriment de la nation. Ce sont eux qu’on doit kidnapper. Agissant ainsi, vous trouverez le triple de la maudite somme demandée à ceux qui croupissent dans la misère comme vous. Il faut commencer par le président de la république, Jovenel Moïse.

Texte d’un citoyen révolté

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