La Gonâve : le coût de la vie grimpe
L'appontement d'Anse-à-Galets

La Gonâve : le coût de la vie grimpe


Après plus d’une (1e) semaine de manifestation populaire contre le gouvernement haïtien, le coût de la vie est en hausse à la Gonâve. Et les habitants peinent à avoir accès à la santé.

Des millions de personnes ont investi les rues d’Haïti pour exiger le départ du régime en place et un rapport équitable sur les fonds Vénézuéliens, dilapidés. Vu ce mouvement de contestation du peuple haïtien contre le président Jovenel Moise et ses partisans, la population gonâvienne sombre et agonise. À part les activités scolaires, les habitants sont privés de tout, indique Kenel Pierre, le Directeur de l’Institution Mixte Kenel Pierre(IMKP). C’est la galère pour les gentilés. « 3 pye pwawo pou 60 goud. 3 ti bannann peze koute 30 goud. Tout bagay tèt nèg», se plaint-il.

Durant ces jours, les Gonâviens font la file pour obtenir de l’essence qui se vend entre quatre (400) cent et cinq (500) gourdes le gallon. Et les prix des courses augmentent tant sur la voie maritime et la voie terrestre. C’est ce qu’a rapporté Johann Sébastien Joseph, un présentateur de Radio Prestige Fm. Les banques et les maisons de transfert fonctionnent au ralenti et limitent les transactions. Par exemple, à la UNIBANK, les transactions sont à la limite de 20 000 gourdes pour les particuliers et 100 000 gourdes pours les personnes morales. S’ajoute à cela, les transferts d’argent dépassant 200 dollars ne sont pas livrés. Pendant ce temps, les livraisons sont faites en gourdes et ce, avec un taux nettement à la baisse (75 gourdes). Rien ne va plus à la Gonâve.

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Des touristes sur les côtes de l’île

L’économie de l’ile repose majoritairement sur l’élevage, la pêche et l’agriculture elle-même qui dépend de la pluie. Pourtant on est en période sécheresse. Comme c’est le cas d’Haïti, on est loin de l’autosuffisance. Même en saison pluvieuse. Toutefois, vu la position géographique de la Gonâve, les « madan / papa sara » sont les poumons de l’ile. Ce sont eux qui alimentent « Kalala », le principal marché de la première ville gonâvienne. Là ou les habitants assurent leur survie. De ce fait, ils doivent coûte que coûte se rendre en grande terre (Port-au-Prince, Arcahaie, Cabaret, artibonite…) pour s’approvisionner en aliment. Ainsi, quand il y a une paralysie sur la voie maritime, la Gonâve ne respire pas. Et ce n’est pas tout.

Cependant, la situation se dégénère. La condition sanitaire des habitants se détériore. Les médecins étrangers qui étaient sur l’ile sont partis », a facebooké Macknel Blanc, le journaliste de Radio Crystal Fm, hier. Ce dernier a même évoqué une crise humanitaire. Or, auparavant, se soigner a été déjà un luxe à la Gonâve.

Entre dépenses vaines et corruption, les dirigeants poursuivent leur mauvaise gestion à la tête du pays. Alors que 60% de la population haïtienne vit avec moins de deux (2) dollars par jour selon des organisations internationales.

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